Va…

Va

Ne te retourne pas

Pas encore. Écoute l’aurore

L’aurore est bleue,

Bleue comme un dimanche sans rime,

Un dimanche qui s’endort.

Va

Franchis la porte

La porte où bâille la tendresse

La tendresse est pure,

Pure comme l’azur d’un jour sans fin,

Un jour qui sait.

Va

Je ne te suivrai pas

Pas cette fois. Je reste sur le quai

Le quai des mots perdus,

Perdus comme la lettre qu’on n’attend plus,

La lettre, que je n’écrirai pas.

Va

L’amour est une longue tresse

Une tresse couleur du cœur,

Le cœur est un moineau sensible,

Sensible comme la pupille levée vers le soleil,

La pupille qui reflète l’ ombre.

 

9 réflexions au sujet de « Va… »

  1. lire et écrire , voir et séduire, partager n’est ce pas une manière de séduire toutes et tous ceux qui aiment se retrouver sur une toile qui n’a pas l’air de fléchir. JJM

  2. Sans doute. Mais dans le réel aussi, partager, diffuser, enseigner, participent de la séduction…
    Merci de votre arrêt sur ma page et bienvenue !

  3. Bonjour,
    ta remarque est très intéressante car une strophe supplémentaire était prévue !
    Merci de l’apprécier car j’ai tenté une nouvelle forme…
    Bises

  4. Bonsoir Eleusis
    original dans sa forme ( cette reprise du dernier mot ) Quand au fond il surprend …par cette tendresse dont le lien se délie au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture sans trouver pour autant de l’amertume ;mais un constat ….une histoire où on voit la fragilité des sentiments et la pudeur d’un cœur tremblant ! Superbe
    bisous ( poétiquement je vais regarder le match ! rire )

    • Ma chère amie ! J’étais persuadée que j’avais répondu à cette appréciation qui me va droit au coeur tant elle est fine !
      Belle journée, à bientôt…
      Bisous

  5. Ping : La métaphore | EnversPoétique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *