Octobre sur l’antépénultième

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La terre de juillet sème en batifolant
Le blé chaud sur sa peau, la pêche en demi-ronde,
Juteuse, dont le suc inonde la rotonde.
Dans son sillon béant, un oeillet rouge et blanc.

Le corps est trémulant du sang d’août en son flanc.
Les joutes en son sein sont le sel qui féconde,
Essaime des enfants dans sa forme gironde.
Mystère du vivant, joué dans son élan.

Septembre rouge et or s’estompe, neuvième.
Un chant de baryton s’élève doucement
Dans l’ombre de l’été, comme un épanchement,

Octobre a expiré sur l’antépénultième.
Dans un râle navrant, l’automne a trépassé.
Va la fleur chavirant sous l’hiver cuirassé.

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