L’Amoureuse (non ce n’est pas d’Éluard)

Joyeuse, pensive, prolixe ou silencieuse

Tout mon être tressaille, éperdu d’émotions,

Passant des larmes au fruit amer de la passion.

De l’impatience violente

À l’attente choisie ;

Du réel au rêvé, du lever au coucher,

De la Foi aux affres du doute,

Des caprices de l’esprit

Aux désirs de la chair…

Noyée dans un ciel mou,

Sous la paume d’une main,

À l’ourlet d’une bouche :

Je ris, je pleure, j’ai envie et j’ai mal…

J’ai tenté d’exprimer dans ce poème, la pluralité paradoxale des émotions qui nous agitent quand on est amoureux…

Cet état où l’on se sent pousser des ailes tout en se sentant gauche, où l’on se repasse le film des rencontres inlassablement mais où on peut également faire des bêtises à s’en mordre les dix doigts.

Cet état intensément sublime et vivant lorsqu’il est partagé, qui peut tracer le chemin de l’amour ou s’éteindre comme un feu de bois vif, devenu cendres…

J’avais écrit trois de ces vers il y a quelques années puis abandonné l’idée d’un texte…

 

6 réflexions au sujet de « L’Amoureuse (non ce n’est pas d’Éluard) »

  1. J’ai cru entendre en te lisant, les battements – tantôt tranquilles et tantôt violents – de ton cœur qui s’approche du sien, j’imagine tes yeux brillants dès que l’attente touche à sa fin et que vos corps enfin se rejoignent, vos âmes se rassemblent pour s’unir.

    Chaleureuses bibises

  2. « Noyée dans un ciel mou
    Sous la paume d’une main
    À l’ourlet d’une bouche :
    Je ris, je pleure, j’ai envie et j’ai mal… »

    Que dire… je trouve ces vers très forts, très émouvants. Bravo !

  3. Merci Pierre, ce que tu dis me fait amplement plaisir, car qu’est-ce qu’écrire sinon tenter
    de susciter de l’émotion ?
    Belle journée, ami poète,
    Eleusis

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