La servante

Une servante dans un décor anodin.
Assise sur une scène en robe trémière,
Elle tend l’oreille, elle est jeune première
Jaillira-t-il soudain : côté cour ou jardin ?

Fébrile, d’une main dégrafe son bustier.
Sans être sous le grill, le coeur allumé, tremble
La minute qui croît, à un brasier ressemble
Son corps résonne dans son être tout entier.

Il arrivera dans un rire malicieux,
La démarche féline et le geste gracieux,
La chair contre la chair sera désir avide,

Cadence d’une rose et d’un jonc enlacés,
Infusion de saveurs, de parfums opiacés
Soubresauts d’un flacon dans une mer torride.

servante : lampe sur pied

2 réflexions au sujet de « La servante »

  1. Bonjour Eleusis

    En te lisant, j’effeuille pétale après pétale toute la sensualité féline de notre servante jusqu’à effleurer son âme…

    Bien à toi

    Yves

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