Cent mots pour te penser

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En vrac
Où trouver les mots ?
Ceux qui désarment la naissance du cou
Qui attaquent quand tu vacilles à genoux
Qui désertent nos bouches embrassées
Et étreignent cent cibles en un baiser
La langue est volupté
La langue est parole
Les paroles s’affûtent au fil de l’épée
Les mots sont cavaliers
Ou fantassins blottis entre mes seins

Où trouver les mots ?
En vrac
Sur les doigts du vieux piano
À l’ombre de nos mains à la pulpe fragile
Dans la fragrance de nos peaux qui brasillent
Les mots sont transparence, munitions à outrance
La langue est langage
La langue est mots
Les mots sont couchés, blessés
Sur le champ de bataille
Pas un mot qui ne taille

Où trouver les mots ?
En vrac
Dans l’or échevelé de la lune
Dans la nuit qui s’obstine et le jour qui espère
Dans les lèvres unies et les corps confondus
Dans un ciel qui s’épuise en des destins contraires
La langue est caresse
La langue est papilles
Les papilles ont ravi une étoile filante
Les mots défient l’immensité silencieux

Et me voilà sans mot pour te penser

6 réflexions au sujet de « Cent mots pour te penser »

  1. Où trouver les mots ?
    Ceux qui restent, ceux qui perdurent.
    Ceux qu’on n’oublient pas
    Ceux qui vaccinent, ceux qui inspirent
    Ces mots bénis, qu’on cherche, mais qui nous fuient.

  2. …leur laisser le temps,de sortir quand même,
    ceux que l’on n’ose pas écrire
    sans y prêter attention trop sur le moment

    ou en s’appliquant, à les habiller jolis, avant de sortir,
    pour pas qu’ils se cachent trop

    ce sont ceux que l’on n’ose pas écrire, qui se répendent
    sournois

    jusqu’à , faire disparaître, ceux que l’on veut préserver

    les laisser sortir, j’ai rien trouver de mieux
    que d’espérer,
    qu’ils reviennent, les mots qui font du bien, à écrire

    mais, c’est long, avril, des fois
    alors, pas prendre trop froid
    ou préparer, des jolies plumes, et réviser, les couleurs belles,

    que le dessin qui apparaît rende la feuille belle, comme elle se doit d’être

    bonjour Eleusis, il dure longtemps, toi ton avril?

  3. Bonjour Carlota, cela faisait longtemps… Mon avril parcourt souvent le temps de mon humeur et lorsqu’elle est à l’amour, il se pose…
    Merci d’être passée.

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